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Vendredi 30 mai 2008
Si vous vous référez au dictionnaire vous saurez que le mot « islam » signifie : soumission totale aux ordres et interdits divins, observance d’un culte sincère voué au Transcendant, acceptation de son information et croyance en Lui. Mais le mot est devenu le nom propre de la religion apportée par Muhammad (bénédiction et salut soient sur lui).
Pourquoi cette religion a-t-elle été appelé  Islam ?

Louange à Allah

Les diverses religions de la terre portent soit le nom d’une personne soit celui d’un peuple. La nasraniyya (christianisme) tire son nom des Nassara ; le boudhisme porte le nom de son fondateur Boudha. La Zradestiyya est célèbrre sous ce nom parce que fondée par Zradest. Il en est de même du judaïsme apparu au sein d’une tribu dite Yahouda et appelé pour cette raison judaïsme, etc. Seul l’Islam ne porte pas le nom d’une personne ni celui d’une nation. Son nom ne fait que traduire une spécificité qui découle du sens  du mot « islam ». Ce nom indique que cette religion n’a pas été fondée grâce aux soins d’un homme. Il n’appartient pas non plus à une nation à l’exclusion des autres. Son objectif est de parer l’ensemble des occupants de la terre par la qualité que confère l’Islam. Celui qui a acquis cette qualité, à travers les générations, est un musulman, et sera musulmane toute personne qui, dans le futur, s’en parera.

 


 Extrait de l’ouvrage intitulé : al-islam : ousoulouhou wa mabadi’ou par Dr Muhammad ibn Abd Allah ibn Salih as-Soulayma

Louange à Allah

C’est parce que s’y convertir c’est se soumettre entièrement à toutes les dispositions établies par Allah et par Son Messager. A ce propos le Très Haut : «- Qui donc aura en aversion la religion d' Abraham, sinon celui qui sème son âme dans la sottise? Car très certainement Nous l' avons choisi en ce monde; et, dans l' au-delà, il est certes du nombre des gens de bien. - Quand son Seigneur lui avait dit: "Soumets- toi", il dit: "Je me soumets au Seigneur de l' Univers". » (Coran, 2 : 130-131) et dit : « Quiconque se soumet à Allah et fait du bien trouvera sa récompense auprès de Son Maître »


Extrait des Fatâwa de la Commission Permanente publiées dans la revue Ad-Dawa, n° 1789, P. 42..

par ali publié dans : Introductions a l'islam
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Jeudi 5 juin 2008

Louange à Allah

L’humanité a besoin de messagers et de prophètes envoyés par Allah le Très Haut pour lui éclairer le chemin du bien et la guider vers les voies de la paix et la mettre en garde contre les portes du mal et de la corruption. Certaines choses montrent clairement le besoin de l’humanité pour des messagers et des prophètes.

1 - La guidée vers Allah le Très Haut

L’humanité a traversé des époques de ruptures prolongées avec les messagers d’Allah et leurs messages. Ce qui l’embourba dans un labyrinthe de fausses croyances et de mythes, et elle pratiqua le culte de certains éléments de la nature notamment les planètes. Parfois elle adora des idoles qui ne pourraient ni apporter profit ni nuire; elle le faisait tantôt par crainte tantôt par désir. Parfois elle tomba dans le piège de fausses divinités tels que les Pharaons et d’autres.

Pourtant aucune de ces époques ne fut complètement dépourvue d’une minorité qui réfléchit aux royaumes des cieux et de la terre et saisit grâce à la pureté de la nature des indices du créateur Très Haut. Mais, même dans ces cas, elle s’abstint de l’adorer, de suivre ses ordres, d’abandonner ses interdits et de chercher à connaître ce qu’il voulait qu’elle fît et qu’il détestait; et tout cela à cause de l’absence d’un informateur. Aussi la sagesse divine voulut que fussent sauvés les hésitants et ces égarés et que les errants puissent enfin connaître ses attributs sublimes et ses plus beaux noms. C’est pourquoi il fit à ceux-là et à l’humanité toute entière l’honneur de leur envoyer des messagers pour qu’ils guident les créatures envers leur créateur. A ce propos, le Très Haut dit au sujet de Noé: «  Nous avons envoyé Noé vers son peuple. Il dit: "ش mon peuple, adorez Allah. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Je crains pour vous le châtiment d'un jour terrible. » (Coran,7 :59)

Ensuite se succédèrent prophètes et messagers ( PSE ).

2- La guidée au sujet des affaires de l’au-delà. Guider l’homme au sujet des affaires de l’au-delà fait partie des aspects de la sagesse qui a motivé l’envoi des messagers et prophètes. Car, quand l’homme s’éloignent de la croyance en Allah et au jour dernier, il devient l’esclave de sa passion, prisonnier des choses matérielles et délibérément engagé dans une voie qui ne mène qu’à sa perte. De sorte que, quand on lui prodigue un conseil, il rejette l’idée qu’il serait récompensé sur la base ses oeuvres. A ce propos, Allah le Très Haut dit de ceux-là: « Et ils dirent: "Il n'y a pour nous que la vie d'ici-bas: nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fait périr". Ils n'ont de cela aucune connaissance: ils ne font qu'émettre des conjectures. » (Coran,45 :24).C’est pourquoi les prophètes et messagers sont chargés d’administrer des preuves irréfutables au sujet du jour dernier pour expliquer que celui qui a inventé l’homme du néant est capable de lui redonner la vie après la mort, comme le dit le Très Haut: «  Dis: "Allah vous donne la vie puis Il vous donne la mort. Ensuite Il vous réunira le Jour de la Résurrection, il n'y a pas de doute à ce sujet, mais la plupart des gens ne savent pas. » (Coran,45 :26). A ce jour, sera installé la balance juste et celui qui aurait subi une injustice prendra sa revanche de son oppresseur comme le dit le Très Haut: « ... Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût - ce du poids d'un grain de moutarde que Nous ferons venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes. » (Coran,21 :47) examen des comptes qui ne peut être connu que par l’intermédiaire de la prophétie et du message divin, qui donne sens et finalité à la vie, et empêche qu’elle soit un théâtre d’injustice, car cela aurait été incompatible avec le sagesse du Très Haut.

3 - Satisfaire le besoin spirituel inhérent à la nature humaine

L’homme sain de nature et d’esprit qui pense juste éprouve nécessairement un penchant à la religiosité. Sa pensée le conduit à saisir de façon certaine que l’univers a besoin d’un grand créateur qui l’a inventé et l’a doté d’une belle organisation.

Cette foi fait jaillir du fond de son coeur une volonté ferme de se soumettre au créateur et de solliciter Son assistance dans les moments difficiles et de demeurer conscience du besoin que l’on éprouve dans tous cas à son égard. C’est à quoi le Coran fait allusion en ces termes: «  Dirige tout ton être vers la religion exclusivement (pour Allah), telle est la nature qu'Allah a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création d'Allah -. Voilà la religion de droiture; mais la plupart des gens ne savent pas. » (Coran,30 :30) . Un hadith du Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui ) abonde ainsi dans le même sens: «  Tout nouveau né arrive avec une nature pure. Puis ses parents en font soit un juif, soit un chrétien, soit un mage » ( Rapporté par Boukhari et Mouslim ).

Mais, comment l’être créé pourrait-il savoir la manière dont il convient d’adorer le créateur en l’absence d’une révélation lui apportant l’information nécessaire? Il est en effet nécessaire qu’il y ait des intermédiaires entre Allah et sa créature, qui font connaître à l’humanité la religion voulue par la Créateur, ce qui est le rôle des prophètes.

4- Indiquer les bonnes transactions

Il est connu que l’homme est de par sa nature un être social doté d’instincts, de penchants et de tendances qu’il ne peut gérer qu’en rapport avec ses semblables. Ce qui fait apparaître l’impérieux besoin de l’humanité à une organisation appropriée pour régir ses transactions et indiquer la voie droite susceptible d’arranger disputes et litiges, d’éviter les injustices et de sauvegarder le droit de sorte que personne ne soit lésée. A ce propos, le Très Haut dit: « Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice. » (Coran,57 :25)

5- Indiquer les meilleures moeurs

L’homme possède aussi un caractère et des instincts qui le poussent à assouvir ses besoins, même par la dépossession et par la domination. L’orientation de la conscience requiert la présence de la foi en Allah le Très Haut et au jour dernier, qui anoblit son caractère et le dote de belles moeurs. Ce qui ne peut être connu que grâce aux lois divines transmises par les messagers et prophètes d’Allah ( PSE ).

6- Réaliser la justice et la sagesse divines

Il est nécessairement connu qu’Allah le Très Haut est l’Arbitre impartial qui récompense le bienfaiteur par Sa grâce et punit le malfaiteur pour ses mauvais actes conformément à Sa justice.

C’est pour Sa sagesse et Sa miséricorde qu’il a envoyé Ses messagers depuis Adam jusqu’à Muhammad (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) pour présenter aux gens des preuves claires ( du message divin ). A ce propos le Très Haut: « Et si Nous les avions fait périr par un châtiment avant lui (Mouhammad), ils auraient certainement dit: "ش notre Seigneur, pourquoi ne nous as - Tu pas envoyé de Messager? Nous aurions alors suivi Tes enseignements avant d'avoir été humiliés et jetés dans l'ignominie » (Coran,20 :134) et dit: «..en tant que messagers, annonciateurs et avertisseurs, afin qu'après la venue des messagers il n'y eût pour les gens point d'argument devant Allah. » (Coran,4 :165).

C’est pourquoi Allah a jugé, Lui qui est le plus équitable des gouvernants, qu’il ne punirait aucun peuple auquel il n’aurait pas envoyé un messager, conformément à ses propos: «  Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même; et quiconque s'égare, ne s'égare qu'à son propre détriment. Et nul ne portera le fardeau d'autrui. Et Nous n'avons jamais puni (un peuple) avant de (lui) avoir envoyé un Messager. » (Coran,17 :15)

 


Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
par ali publié dans : La biographie du Prophète
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Jeudi 5 juin 2008

Louange à Allah

Il convient tout d’abord de savoir que c’est Allah qui assiste les gens à reconnaître la vraie religion qu’est L’Islam et à croire au Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) et à accepter son message. Quant à nous, il nous incombe de fournir des preuves et des indications et de soutenir des arguments solides et clairs.

S’agissant des preuves de la prophétie du Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui), elles sont nombreuses et claires pour celui qui cherche la vérité. En voici quelques unes

1 - Le choix d’Allah Très Haut fut porté sur lui, bien qu’orphelin et illettré. Il grandit en possédant toutes les vertus de la manière la plus parfaite, et se distingua dans toutes les belles qualités. Ce qui ne peut se réunir que pour les prophètes bénéficiant de la protection de l’assistance d’Allah. Cette possession des qualités parfaites est une des plus grandes preuves de la véracité de sa prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui)

2- Le Prophète fut favorisé par la réception de la révélation d’Allah le Très Haut. Djibril ( PSL ) ange de la révélation, reconnu par les gens du livre, se présenta à lui à un moment où apparaissaient sur le Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui ) des traces extraordinaires, qui traduisent les difficultés qu’il rencontrait et l’effort qu’il fournissait pour recueillir le message d’Allah Très Haut auprès de Djibril ( PSL ). Ses compagnons le voyaient recevoir la révélation et constataient que la révélation lui était venu de l’extérieur et ne dépendait pas de la volonté , parce que provenant d’un Sage Digne de Louange

3- Allah a soutenu le Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) à l’aide de miracles matériels au sujet desquels Il lança un défi à ses détracteurs. Parmi les plus importants de ses miracles figurent l’éclatement de la lune et le voyage nocturne à Jérusalem. Leur incapacité de relever le défi constitue une preuve éclatante venue d’Allah pour démontrer de façon irréfutable la véracité de la prophétie du Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui);

4- Allah le Très Haut l’a soutenu par des miracles et des preuves destinés aux intelligents. Le plus important en était le Saint Coran. Celui-ci constitue, en effet, le miracle supérieur, le signe des signes qui enferme dans ses méandres les preuves de son inimitabilité aussi bien dans son style que dans son contenu. Les humains ne peuvent pas produire un texte pareil, même s’ils s’agissaient tous ensemble à cet effet. Cette vérité s’est déjà attestée dans le cas des arabes les plus éloquents, car ils se trouvèrent incapables d’imiter le Coran. Celui-ci demeure - Allah soit loué - un miracle éternel à travers les époques son inimitabilité apparaît clairement dans son style d’une éclatante éloquence, dans ses prédictions, dans les exemples de réalisation de promesses faites par Allah, dans l’élévation de ses lois, dans la cohérence de ses règlements valables en tout temps et en tout lieu et son impact profond et efficace sur les coeurs.

5- Le Coran a fait allusion à des indices et preuves résidant dans la personne du Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) et concourant à attester sa véracité. En font partie son immunité naturelle contre les actes de désobéissance et de bassesse, son passé d’illettré ayant vécu dans la péninsule arabique et n’ayant reçu aucun enseignement de l’extérieur et ne s’étant jamais occupé de l’acquisition de connaissances divines , choses que ni les premiers ni les derniers ne pouvaient lui apporter. A quoi s’ajouta la protection spéciale qu’Allah lui assurait dans les moments les plus difficiles et sans laquelle il aurait certainement péri. Toutes choses qui ne se réunissent qu’au profit d’un vrai envoyé d’Allah.

6- De bonnes nouvelles annonciatrices de sa mission sont citées dans la Thora et les Evangiles. Des gens du Livre ont constaté dans leurs Ecritures la conformité des prédictions y cités au cas du Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) ce qui les a amenés à se convertir à l’Islam. Les livres des Ancien et Nouveau Testaments reconnus par les gens du Livre comportent encore des informations claires sur le Prophète de Muhammad (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui). C’est le cas notamment de l’évangile de Bernabé considéré comme le plus authentique par les Chrétiens.

7- L’appel du Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) n’est pas une première. Il ressemble dans son genre et son contenu aux appels antérieurs lancés par des Messagers. Allah avait envoyé prophètes et messagers aux enfants d’Israël comme Moïse, Jésus et d’autres. Des peuples les avaient cru et avaient accepté leurs livres qui ressemblent dans l’ensemble au Coran. Cette attitude implique un grand témoignage de la véracité de l’Appel divin en général et de celui transmis par Muhammad en particulier, tous les appels reposant sur le principe qu’ils avaient déjà accepté.

8- Quand Muhammad fut envoyé à l’instar des prophètes antérieurs, le Coran a confirmé les livres apportés par ceux-ci, reconnu la qualité de prophète de leurs porteurs et invité les gens à croire en eux. La mécréance des gens du Livre par rapport à Muhammad et à son Coran constitue un démenti de leurs propres livres et messagers. Le fait que Coran renferme l’essentiel du contenu de leurs livres et le confirme prouve qu’il est loin d’être une invention attribuée à Allah, tous les livres divins étant révélés par Allah le Très Haut

En somme, les preuves de sa véracité réside en sa personne. Ces preuves rationnelles et révélationnelles étanchent la soif de connaître des gens et guérissent les malades ( spirituels d’entre eux ).A ce propos le Très Haut dit : « ش gens du Livre! Notre Messager (Muhammad) vous est certes venu, vous exposant beaucoup de ce que vous cachiez du Livre, et passant sur bien d'autres choses! Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d'Allah!. Par ceci (le Coran), Allah guide aux chemins du salut ceux qui cherchent Son agrément. Et Il les fait sortir des ténèbres à la lumière par Sa grâce. Et Il les guide vers un chemin droit. »(Coran,5-15-16)

Pour donner une preuve irréfutable à ce chrétien cité dans la question, il convient de lui remettre une traduction des sens du Coran. S’il y croit, Allah en soit loué. S’il le rejette, ne t’afflige pas à cause de lui. Allah laisse s’égarer celui qu’il veut et guide sur la voie droite celui qu’il veut. Il sait mieux ceux qui veulent être bien orientés.

 


Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

par ali publié dans : La biographie du Prophète
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Jeudi 5 juin 2008

Louange à Allah

Quand les Mecquois intensifièrent leur répression contre les musulmans, Allah donna à ceux-ci l’ordre d’émigrer pour s’installer sur une terre où ils leur seraient possible de pratiquer la religion d’Allah, le Très Haut.

Allah choisit pour eux Médine, comme lieu d’asile. Auparavant, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) avait fait un rêve dans ce sens.

D’après Abou Moussa le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « J’ai vu en rêve que j’ai quitté la Mecque définitivement pour m’installer sur une terre qui abrite une palmeraie et j’ai cru qu’il s’agissait soit de Yamama, soit de Hadjar… A ma grande surprise, j’ai su par la suite qu’il s’agissait de Médine-Yattrib… «  (rapporté par al-Boukhari (3352) et par Mouslim (4217).

Al-Boukhari (3906) rapporte d’après Aïcha que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit aux musulmans : « votre destination m’a été montrée dans un rêve. C’est une palmeraie situé entre deux zones couvertes de pierres noires ». Dès lors, certains allèrent s’installer à Médine et ceux qui s’étaient rendu en Abyssinie partirent pour  Médine.

Al-Hafizh a dit : « Al Harra est une terre recouverte de pierres noires.. Ce rêve est différent du précédent cité dans le hadith d’Abou Moussa qui rapporte l’hésitation du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) [entre deux destinations] Ibn Tine a dit : « Il semble qu’on ait montré au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) un lieu d’immigration qui ressemblait à Médine et à d’autres (endroits). Et puis on lui en donna une description qui ne s’appliquait qu’à Médine. Ce qui désigna celle-ci.

Quant aux premiers compagnons du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) à avoir émigré, [nous l’apprenons dans ce hadith] :

D’après al-Bara (P.A.a) : « Les premiers à arriver chez nous furent Mous’ab ibn Oumayr et Ibn Oum Maktoum. Ils se mirent tout de suite à nous apprendre le Coran. Puis ils furent suivis par Ammar, Bilal et Saad. Plus tard, Omar Ibn al-Khattab arriva en compagnie de vingt personnes. Puis le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) arriva. Je n’avais jamais vu les habitants de Médine aussi contents. Même les enfants n’avaient plus qu’un seul mot à la bouche : voici venir le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) (rapporté par al-Boukhari, 4560).

Le hadith suivant résume de nombreux autres relatant les événements de l’hégire prophétique.

Aïcah dit : « Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit aux musulmans : « votre destination m’a été montrée dans un rêve. C’est une palmeraie situé entre deux zones couvertes de pierres noires  » Abou Bakr se prépara pour se rendre à Médine et le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : attends. J’espère qu’on va m’y autoriser.

Abou Bakr lui dit : « tu espères vraiment obtenir une autorisation, puissent mes père et mère être sacrifiés pour te sauver ! ? ». – « Oui ». Abu Bakr décida dès lors de l’attendre pour l’accompagner. Pour ce faire, il mobilisa deux montures et les nourrit avec des aliments de bétail composés de feuilles de samoura (spina oegyptiaca) pendant 4 mois… Aïcha pousuivit : un jour nous étions assis chez Abou Bakr au milieu de la journée quand quelqu’un vint lui dire : voici le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui)  qui arrive voilé à une heure à laquelle il n’a pas l’habitude de nous rendre visite… Abou Bakr dit : puissent mes père et mère être sacrifiés pour le sauver ! Il ne vient que pour une affaire grave… Elle poursuit : A son arrivée, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) demanda et obtint l’autorisation d’entrer. puis il dit à Abou Bakr : « Fais sortir ceux qui sont avec toi ». – Abou Bakr lui dit : « ils ne sont que ta famille, puissent mes père et mère être sacrifiés pour te sauver ! »   - Puis le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) reprit : «  je suis autorisé à sortir ». Abou Bakr lui dit : « l’accompagnement ! » c’est-à-dire : je veux t’accompagner, puissent mes père et mère être sacrifiés pour te sauver ! » . Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « oui » - Abou Bakr dit : prends– puissent mes père et mère être sacrifiés pour te sauver ! – l’une de mes montures que voici… - Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Je la prends contre son prix » - Aïcha poursuit : « J’ai bien préparé les montures et les ai munies de provisions conservés dans un sac… Asma fille d’Abou Bakr découpa une partie de se ceinture pour attacher la bouche du sac. Depuis lors, elle reçut le sobriquet de Dhat an-nitaqayn… Aïcha poursuit : le Messager d’Allah et Abou Bqkr se rendirent à Thawr et s’y cachèrent pendant trois nuits … Abdoullah ibn Abou Bakr, un jeune homme intelligent et habile passait la nuit avec eux et les quittait à l’aube pour se retrouver au matin à La Mecque avec les Quraych comme s’il avait passé la nuit avec eux. Il écoutait bien tout ce qu’ils mijotaient et profitait ensuite de l’obscurité de la nuit pour rejoindre le Prophète et son compagnon afin de les en informer – Amir ibn Fouhayra, un affranchi d’Abou Bakr, conduisait son troupeau de moutons vers les lieux et les mettait à leur disposition à une heure avancée de la nuit et ils en trayaient du lait puis Amir revenait au cours de la nuit pour les reconduire et il répétait ce geste chaque soir durant trois nuits…

Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et Abou Bakr louèrent les services d’un homme issu des Bani ad-Dil, eux-mêmes, issus des Bani Abd Ady. L’homme était un bon guide. Il partageait encore les croyances des Quraychites, mais il lui firent confiance et lui remirent leurs montures et lui donnèrent rendez-vous après quatre nuits. Il se rendit auprès d’eux au matin [du jour fixé] et partit avec eux en compagnie d’Amir ibn Fouhayra puis il les engagea dans une route côtière…

Ibn Shihab dit :Abd Rahman ibn Malick al-Moudladji, neveu de Souraqa ibn Malick ibn Djou’choum, m’a informé que son père lui avait dit qu’il avait entendit Suoaqa ibn Djochom dire : « des émissaires des Qurayches virent nous proposer un prix pour la capture du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et d’Abou Bakr. Le prix devait revenir  à celui qui les tuerait ou les capturerait . Je me trouvais dans une assemblée de ma tribu Bani Moudladj quand un homme arriva auprès de nous et dit : « Je viens d’apercevoir des silhouettes sur la côte et je pense que, c’est Mouhammad et ses compagnons … Souraqat dit : j’ai tout de suite compris que c’était bien eux, mais j’ai dit à l’homme : non, ce ne sont pas eux, tu as dû voir Un tel et Un tel partis pour nous renseigner … Je suis resté un peu de temps dans l’assemblée puis je me suis levé et rentré [chez moi] et j’ai donné à mon esclave femelle l’ordre de sortir mon cheval et de le conduire vers des arbres [environnants] pour le cacher en attendant mon arrivée. Et puis j’ai pris ma lance et quitté la maison à partir de son côté arrière et traîné la lance tout en maintenant sa pointe très bas. Et puis je suis monté sur mon cheval et l’ai éperonné. Quand je me suis trouvé à proximité d’eux (Abou Bakr et le Prophète) le cheval a fait un faux pas et je suis tombé. Et puis je me suis relevé et pris une flèche de mon carquois et en ai sorti des flèches de divination histoire de savoir si j’allais les rattraper ou pas. La flèche qui est sortie indiquait le contraire  de ce que je voulais. Je me remis à cheval et n’ai pas tenu compte de l’indication donnée par les flèches. Le cheval m’a rapproché du Prophète de sorte que j’entendais sa récitation du Coran. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ne regardait pas derrière lui contrairement à Abou Bakr qui, lui, le faisait souvent. Les pieds avant de mon cheval se sont enfoncés dans la terre jusqu’aux genoux et je suis tombé. Et puis j’ai crié dans les oreilles du cheval et, à peine a –t-il tiré ses pieds de la terre qu’une poussière s’en est dégagé pour montrer vers le ciel comme de la fumée… J’ai encore consulté mes flèches et ai découvert le résultat que je n’aimais pas. C’est alors que je leur ai annoncé qu’ils étaient en sécurité. Quand je me suis rendu auprès d’eux après avoir été confronté à des entraves, j’ai eu le pressentiment que le message du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) triompherait… Je leur ai dit que sa tribu avait mis sa tête à prix et leur ai raconté ce que les gens voulaient faire d’eux et leur ai proposé des provisions, mais ils n’ont rien voulu prendre de moi et ne m’ont rien demandé… mais il (le Prophète) a dit : observe la discrétion à notre égard… Je lui ai demandé d’écrire son engagement à garantir ma sécurité… et il a donné à Amir ibn Fouhayra l’ordre de l’écrire sur un bout de peau. Et puis le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) partit…

Ibn Shihab a dit : « d’après Urwa le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) rencontra Zoubayr au sein d’une caravane constituée par des commerçants musulmans revenant de la Syrie. Zpubayr offrit au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et à Abou Bakr des tissus blancs.

Quand les musulmans de Médine apprirent que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) avait quitté La Mecque, ils se rendirent chaque matin à la Harra et l’attendaient jusqu’au moment de l’intensité de la chaleur de la journée puis ils rentraient chez eux. Un jour  ils rentraient après une longue attente quand, arrivés chez eux, ils furent alertés par un juif qui était monté sur une forteresse pour chercher une affaire. Car il aperçut le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ses compagnons  tout de blanc vêtus et il ne put s’empêcher de crier à tue-tête : « ô peuple arabe ! Voici votre chance que vous attendiez ». Les musulmans se saisirent de leurs armes et allèrent accueillir le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) à l’entrée de la Harra… Il s’orienta avec eux vers la droite et s’installa dans le campement des Bani Amr ibn Awf au cours d’un lundi du mois de Rabï al- awwal .. ; Abou Bakr se mit debout devant les gens tandis que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) restait assis .. Quand les rayons du soleil atteignirent le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) Abou Bakr étendit son pagne pour l’en protéger et s’est alors que les gens reconnurent le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Celui-ci resta au sein des Bani Amr ibn Awf un peu plus de dix nuits et fonda la première mosquée bâtie sur une base de piété et y effectua une prière. Et puis, il se réinstalla sur sa monture et les gens marchèrent à ses côtés jusqu’à ce que sa chamelle se couchât à l’emplacement de son (actuelle) mosquée à Médine. Des musulmans l’utilisaient comme lieu de prière, mais, auparavant, le terrain avait appartenu à Sahl et Souhayl qui y exposaient des dattes à sécher. Ces deux garçons étaient des orphelins pris en charge par As’ad Ibn Zouara… Quand la chamelle se coucha, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « C’est ici le campement, s’il plaît à Allah ». Et puis il fit convoquer les garçons et leur demanda de lui vendre le terrain. Et ils lui dirent : « non. Nous vous l’offrons, ô messager d’Allah ! » Celui-ci refusa de l’accepter comme un cadeau ; il l’acheta et se mit à y construire sa mosquée. Il portait des briques comme les autres et disait :

Cette charge n’est pas comme celle de Khaybar

C’est bien meilleur et plus pur, ô notre Maître !

Il disait  aussi :

Mon Seigneur ! La vraie récompense est celle de l’Au-delà

Accorde Ta miséricorde aux Ansar et aux immigré.

Il paraphrasait un poète musulman dont l’identité ne m’a pas été révélée… Ibn Shihab poursuit : aucun autre hadith ne nous apprend que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ait cité un vers autre que celui-là » (rapporté par al-Boukhari, 3906).

Cependant il y a une ambiguïté suscitée par ceux qui veulent faire douter de la religion. Ils disent : dans la biographie du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) il est dit que le Messager d’Allah et Abou Bakr  quittèrent  La Mecque à dos de chameau avant de se cacher dans une grotte et que les Qurayche se mirent à leur poursuite. S’ils avaient laissé deux chamelles près de là, les Qurayches auraient pu savoir qu’ils étaient dans la grotte. Où étaient donc les chamelles ?

Les auteurs de cette question cherchent à remettre la religion en cause dans l’espoir que les gens ne seront plus sûrs de la crédibilité de la biographie du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et la prennent pour un tissu de mensonges fabriqué par l’imagination..

La réponse à cette ambiguïté est très facile… La version précédente que ces gens-là ignorent ou feignent d’ignorer réfute leur allégation puisqu’elle indique que le Messager avait pris un guide pour leur montrer la route (de Médine) et qu’ils lui avaient fait confiance et lui avaient remis leur monture et fixé rendez-vous à la grotte de Thawr trois nuits plus tard et qu’il s’y rendit avec les montures.

Ce hadith véhicule une réfutation qui remplit leur bouche de pierres… Allah soit loué puisque Il guide ceux qui baignent dans l’égarement…

Parmi les choses qui arrivèrent au Messager (bénédiction et salut soient sur lui) et à Abou Bakr au cours de leur voyage à Médine, citons-ceci : « Abou Bakr (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « J’ai dis au Prophète quand nous étions dans la grotte : « SI l’un d’eux regardait sous ses pieds, il nous verrait » - Il me dit : « ô Abou Bakr ! que penses-tu de deux Compagnons dont Allah est le troisième ? » (rapporté par al-Boukhari, 3380 et par Mouslim, 4389). Voilà un résumé des événements marquant l’Hégire … pour avoir davantage de renseignements, se référer à l’ouvrage al-Bidaya wa an-nihaya d’Ibn Kathir, 4/168-205). Allah le sait mieux.


par ali publié dans : La biographie du Prophète
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Jeudi 5 juin 2008

Louange à Allah

1/ A propos du manger, il adoptait le meilleur comportement. Celui-ci a été expliqué par Ibn Qayyim en ces termes :

a) quand il introduisait sa main, dans le récipient, il disait : au nom d’Allah » et donnait au mangeur l’ordre d’en faire de même et disait : «  Si l’un de vous veut manger, qu’il mentionne le nom d’Allah le Très Haut. S’il oublie de mentionner le nom d’Allah au début, qu’il le fasse à la fin ». (Hadith authentique rapporté par at-Tarmidhi, 1859 et Abou Dawoud, 3767).

L’avis juste est que la prononciation de la tasmiyya (au nom d’Allah) est obligatoire quand on veut manger. Les hadith qui vont dans ce sens sont clairs et authentiques et ne souffrent d’aucune opposition.

b) quand le récipient était enlevé, il disait : «  Nous louons Allah d’une louange bonne, abondante, bénie : nous ne pouvons pas compenser (Son bienfait), nous ne cesserons pas de Le louer ; nous ne pouvons pas nous passer de Lui. Car Il est notre Maître, le Puissant, le Majestueux. » Voir Boukhari, 5142.

c) Il ne critiquait jamais une nourriture. Au contraire, quand il en avait envie, il la mangeait, autrement, il la laissait et se taisait. (Rapporté par Boukhari, 3370 et Mouslim, 2064).

Parfois il disait : « Je n’en ai pas envie ou il ne suscite pas mon appétit ». (Rapporté par Boukhari (5076) et Mouslim (1946).

d) Parfois, il louait une nourriture. Quand sa famille lui demanda de la sauce (idam) et lui dit : «  Nous n’avons plus que du vinaigre, il demanda à ce qu’on lui en apportât, puis en consomma et dit : «  Quel excellent ingrédient qu’est le vinaigre ? (rapporté par Mouslim, 2052).

e) Il avait l’habitude de parler en mangeant,comme il a été dit dans le hadith précédent. C’est ainsi qu’il dit au cours d’un repas à Omar ibn Abi Salama dont il s’était chargé de l’éducation : «  Mentionne le nom d’Allah et mange de ce qui se trouve de ton côté ». (Rapporté par Boukhari, 5061 et Mouslim, 2022).

f) Il lui arrivait d’insister auprès de ses hôtes pour les amener à manger à la manière des gens généreux. Cela est indiqué dans le hadith d’Abou Hurayra rapporté par Boukhari à propos du lait qu’il avait offert (à quelqu’un) en lui disant plusieurs fois : « Bois-en » et il n’avait cessé de le répéter jusqu’à ce que son interlocuteur répondit : «  Au nom de Celui qui t’a chargé de transmettre la vérité, je ne lui trouve pas de place » (rapporté par Boukhari, 6087).

g) quand il avait mangé chez des gens, il ne sortait pas avant de prier pour eux. C’est ainsi qu’il formula la prière suivante chez Abd Allah ibn Bousr : «  Mon Seigneur, bénis leur la subsistance que tu leur as accordée ; pardonne-lui et aie pitié d’eux » (rapporté par Mouslim, 2042).

h) Il ordonnait l’usage de la main droite pour manger et interdisait l’usager de la main gauche et disais « Satan mange avec la main gauche et boit avec la main gauche »  (rapporté par Mouslim, 2020).

Ce qui implique l’interdiction de l’usage de la main gauche. Ceci est exact. En fait, celui qui mange avec sa main gauche est, soit un démon ou un assimilé à Satan.

Il a été rapporté de façon sûre qu’il a dit à un homme qui mangeait avec lui en employant sa main gauche : «  mange avec ta main droite » et l’autre de répondre : « Je ne peux pas » et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Puisses-tu ne jamais pouvoir » Par la suite, l’homme ne put plus se mettre la main (droite) dans la bouche » (rapporté par Mouslim, 2021). S’il était permis d’utiliser la main gauche pour manger, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) n’aurait pas prié contre cette personne... Son orgueil l’empêcha d’obtempérer. Ce qui constitue le plus grave acte de désobéissance et fait mériter une telle prière.

i) Il donna à des gens qui s’étaient plaints auprès de lui de leur incapacité de se rassasier, de manger ensemble, de ne jamais manger individuellement et de mentionner le nom d’Allah afin qu’Il leur bénisse leur nourriture » (rapporté par Abou Dawoud, 3764 et Ibn Madja, 3286) Voir Zad al-Ma’ad, 2/397-406).

k) Il a été rapporté de façon sûre qu’Il a dit : «  Je ne mange pas couché du côté » (rapporté par Boukhari , 5083).

l) Il mangeait à l’aide de ses trois doigts. Ce qui est la plus utile façon de manger. Voir Zad al-Ma’ad, 220-222.

2. Quant à sa pratique relative à la prévention,en voici la substance :

a) Il tenait à bien connaître ce qu’il devait manger ;

b) Il se contentait des aliments utiles ;

c) Il se contentait de ce qui lui était nécessaire en matière de nourriture et ne cherchait pas à grossir. C’est ainsi qu’Ibn Omar (P.A.a) nous a rapporté que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Le croyant mange de façon à ne remplir qu’un seul (ma’y) et le non croyant mange de façon à en remplir sept. » (rapporté par Boukhari, 5081 et Mouslim, 2060).

d) Il a appris à sa communauté une conduite leur permettant de se  prémunir contre les maladies provenant de l’alimentation. A ce propos, il dit : «  Le fils d’Adam ne remplit pas un récipient pire que son ventre. Que le fils d’Adam se contente du strict nécessaire. S’il ne peut pas ne pas le dépasser, qu’il réserve le tiers de son ventre au manger, un autre tiers au boire et un troisième à la respiration ». (Rapporté par at-Tarmidhi, 1381 et Ibn Madja, 3349 et vérifié par al-Albani dans As-Silsik as-Sahiha, 2265). Allah le Très Haut le sait mieux.

par ali publié dans : La biographie du Prophète
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Vendredi 6 juin 2008
 L' Homme est parvenu à croire en Dieu depuis les temps les plus reculés. Il L'a adoré, Lui voué sa fidélité, et a éprouvé un grand un profond attachement à Lui, avant de connaître toute abstraction spéculative et philosophique et d'atteindre la compréhension complète des modes de démonstration.

  Cette croyance n' était pas née d'une contradiction des classes, ni le produit d' exploiteurs injustes voulant consacrer leur exploitation, ni le fait d' exploités, victime d' injustice et désireux d' y trouver une échappatoire; car elle a précédé, dans l' histoire toutes contradiction de ce genre.

  Elle n'était pas non plus la conséquence d' appréhension quelconques, ni d' un sentiment d' effroi devant les catastrophes naturelles et leurs comportements hostile. Si la religion était le fruit de la peur et le résultat d' un sentiment de terreur, les gens les plus religieux, seraient, tout au long de l' histoire, les plus peureux et les plus enclins à l' effroi. Or, ce sont les gens les plus courageux et les plus aguerris qui ont porté l' étendard de la religion à travers les temps.

  Au contraire, cette croyance est le reflet d'un penchant original qui pousse l' Homme à s' attacher à son Créateur, et d'un sentiment intime et solide qui lie l' être humain d 'une façon infuse au Seigneur et à Son existence.

  Dans une étape ultérieur de son histoire, l' Homme s'est mis à philosopher sur les choses de l'existence qui l' entouraient. Il en a tiré des notions générales telles l' existence, le néant, le devoir, la possibilité, l' impossibilité, l' unité, le nombre, la complexité, la simplicité, la partie, le tout, le progrès, le sous-développement, la cause et l' effet. Il a tendu à les utiliser et les appliquer plutôt dans le domaine de la démonstration afin de mieux étayer sa croyance originelle en Dieu, de la traiter philosophiquement et de la remettre en évidence par des méthodes de recherche philosophique.

  Lorsque l' existence est devenue un instrument de savoir dans le domaine de la recherche scientifique, et que les penseurs ont réalisé que ces notions générales ne suffisaient pas, à elles seules, à découvrir les lois de la nature, ni à connaître les secrets de l' Univers, ces derniers ( les penseurs ) ont acquis la conviction que la sensation et l' observation scientifique constituent le point de départ essentiel pour la recherche des dits secrets et lois.

  Ce courant sensualistes de la recherche était en général utile pour développer l' expérience humaine de l' Univers et pour l' élargir dans une grande mesure.

  Il commença sa marche par l' affirmation que la sensation et l' expérience sont deux des instruments que la raison et la connaissance humaine doivent utiliser pour découvrir les secrets de l' Univers et son système complet qui entourent l' Homme. Ainsi, au lieu d' un Aristote -par exemple- qui s'assiérait dans sa chambre fermée et calme, méditant sur le type de lien qui existerait entre le déplacement d'un corps, d'un point donné vers un autre de l'espace, et la force motrice, et concluant que le corps en mouvement s'immobilise dès que la force motrice s'épuise; un Galilée arrive qui observe les corps mobiles pour  en prendre note et en déduire un autre résultat et un lien différent entre le mouvement du corps et la force qui l'anime : lorsqu'un corps rencontre une force qui le met en mouvement, il ne cesse son mouvement -même si cette force s'épuise- que s'il s'expose à une force qui l'arrête.

  Le sensualisme en question tend donc à encourager les chercheurs dans le domaine de la nature et des lois des phénomènes de l' Univers, d'accomplir leur recherche à travers deux étapes : la première est celle de la sensation et de l'expérience et du rassemblement de leurs données; la seconde est l'étape rationnelle, celle de la déduction et de la coordination de ces données, en vue de parvenir à une interprétation général et acceptable.

  Le sensualisme, dans sa réalité scientifique et à travers les pratique de ses savants, ne prétendait point se passer de la raison. Par ailleurs, aucun des savants de la nature n'a pu découvrir, par la sensation et l'expérience, un secret de l'Univers ni une loi de la nature sans la concours de la raison. Car le savant dans la première étape les notes que lui fournissent ses expérience ainsi que ses propres notes, et dans la seconde étape, il les confronte dans sa raison, jusqu'à ce qu'il parvienne à un résultat. A notre connaissance, aucune conquête scientifique n'a pu se réaliser sans la conjugaison des deux étapes, la première traitant de l'aspect sensible et la seconde ayant trait à l'aspect déductif et rationnel que la raison réalise et qui ne peut être perçu directement par les sensations.

  Ainsi, prenons l'exemple de la loi de l'attraction universelle. Newton n'a perçu par la sensation directe ni la force d'attraction entre deux corps ni le fait qu'ils sont inversement proportionnels au carré de la distance entre leurs centres et directement proportionnels au produit de la multiplication de leurs masses; mais il a perçu par la sensation, la chute de la pierre lorsqu'elle est lachée dans l'air, ainsi que la révolution des planètes autour du soleil. Il s'est mis alors à penser aux phénomènes ensemble, et s'est efforcé de les expliquer tous deux en s'aidant des théories de Galilée et de l'accélération régulière des corps tombant sur la terre ou dégringolant sur des surfaces en pente, et en bénéficiant des lois de Kepler qui traitent du mouvement des planètes et dont l'une stipule que "le carré du temps de la révolution de chaque planète autour du Soleil est proportionnel à la distance qui l'en sépare". (1)

  C'est donc à la lumière de toutes ces connaissances et observation qu'il découvrit la loi de l'attraction universelle en vertu de la quelle "tous corps les corps matériels s'attirent mutuellement, en raison de leurs masses et en raison inverse du carré de leurs distances".

  Cette tendance sensualistes et expérimentale de recherche sur le système de l'Univers aurait pu et dû fournir un nouvel argument excellent à la croyance en Dieu, en raison de ses possibilités de découvrir toutes sortes d'harmonie (dans les phénomènes de l'Univers)( * ) et les preuves de la Sagesse qui indiquent l'existence du Créateur. Mais les savants naturalistes, en tant que savants de la nature, n'étaient pas préoccupés par l'éclaircissement de cette question, considérée encore à l'époque, comme un problème philosophique, selon la classification en vigueur, des problèmes et des questions du savoir humain. Néanmoins, des tendances philosophiques et rationnelles n'ont pas tardé à faire leur apparition dans le domaine de la philosophie et à l'extérieur du cadre de la science, et à tenter de rationaliser ce sensualisme et d'ériger en philosophie. Elles ont annoncé que le seul moyen de la connaissance est la la sensation, que là où s'arrête la sensation, s'arrête la connaissance de l'homme, et que tout ce qui ne peut être soumis ni d'une façon ni d'une autre, à l'expérience, l'homme n'a pas le moyen de le prouver.

  Partant de cette affirmation, on a vite fait de se servir de ce sensualismes et de la science expérimentale pour réfuter l'idée de la croyance en Dieu : puisque Dieu n'est pas un être perceptible par la sensation, et qu'on ne peut ni Le voir ni avoir la sensation de Son existence, on ne peut donc pas Le prouver. Cette utilisation impertinente du sensualisme n'était pas le fait des savants qui avaient pratiqué avec succès l'expérimentation, mais d'un groupe de philosophes de tendance rationaliste qui lui ont donné une interprétation philosophique ou rationaliste inexacte.

  Mais peu à peu, ces tendances extrémistes sont tombées dans la contradiction. Sur le plan philosophique, elles se sont trouvées acculées à renier la réalité objective, c'est-à-dire l'Univers dans lequel nous vivons, en bloc et en détail, puisque d'après elles, l'Homme ne possède que la sensation et que celle-ci lui fait connaître les choses telles qu'il les sent et non pas telles qu'elles sont. Ainsi lorsque nous percevons une  chose, nous pouvons affirmer qu'elles existe dans notre sensation; quant à son existence en dehors de notre conscience, d'une façon objective, indépendante et antérieur à la sensation, nous ne pouvons la prouver. En voyant la lune dans le ciel, nous pouvons affirmer seulement que nous voyons et percevons la lune en ce moment-là. Quant à savoir si la lune existe réellement dans le ciel et si elle existait avant que nous ouvrions nos yeux pour le voir, les tenants de ces tendances étaient incapables de l'affirme, exactement comme le strabique qui voit des choses qui n'existent pas et affirme qu'il les voit, mais sans pouvoir affirmer leur existence dans la réalité.

  Ainsi, la sensation elle-même a cessé d'être le moyen de connaissance du sensualismes philosophique. Au lieu d'être son propre moyen de connaissance, elle est devenue son terme final. La connaissance sensitive n'existait plus comme un phénomène indépendant de notre conscience et de notre perception.

  Sur le plan rationnel, le sensualismes dans sa version la plus moderne s'est acheminé vers la position suivante : si la véracité ou la fausseté de la signification d'une phrase de peuvent être vérifiées par la sensation ou l'expérience, la phrase est considérée comme un groupe de mots dépourvu de sens, exactement comme des lettres de l'alphabet qu'on prononce dans un ordre dispersé. Mais lorsqu'on peut vérifier la véracité ou la fausseté de sa signification, elles constitue un mot ayant un sens. Dans ce second cas, si la sensation établit la conformité de sa signification à la réalité, la phrase est véridique. En revanche, si cette sensation établit le contraire, elle est considérée comme fausse. Ainsi, si l'on dit : la pluie tombe du ciel en hiver, on fait là une phrase significative -par son contenu. Mais si on dit "la pluie tombe en été", la phrase à un sens, mais dont le contenu est faux. Et si on dit : "une chose qu'on ne peut ni voir ni percevoir tombe" la Nuit du Destin" ( * ), on à là, une phrase dépourvue de sens, abstraction faite de sa véracité ou de sa fausseté, puisqu'on ne peut en vérifier le contenu ni par la sensation ni par la l'expérience; car c'est exactement comme si on disait : DIZE ( ** ) descend la Nuit du Destin ". De même que cette phrase-ci n'a pas de sens, cette phrase-là n'en a pas non plus. Par conséquent dire : "Dieu existe", c'est comme si l'on disait : "dize existe". De même que la seconde phrase est dénuée de sens, la première l'est aussi; puisqu'on ne peut connaître Dieu par la sensation et l'expérience.

  Ce courant rationaliste se heurte lui aussi à une contradiction pour la simple raison que son raisonnement, basé lui-même sur l'extrapolation, ne peut être perçu par la sensation et la perception directe, et devient ainsi une parole dénuée de sens, dans la conclusion qu'il a tirée ici. En prétendant que toute phrase dont la signification ne peut être vérifiée par la sensation et l'expérience est dénuée de sens, ce rationalisme procède lui-même de ce fait par généralisation. Or toutes généralisation dépasse le cadre de la sensation; car celle-ci ne couvre que des cas partiels limités. De cette façon, ce courant a fini   par se contredire lui-même, outre qu'il contredit toutes généralisation scientifique par lesquelles les savants interprètent d'une façon globale les phénomènes de l'Univers; car la généralisation -toute généralisation- ne peut être perçue directement par la sensation, elle est plutôt induite et démontrée à partir des indices fournis par des phénomènes sensibles limités. (2)

  Heureusement, la science n'a pas prêté attention, dans son cheminement et son évolution continuelle, à ces courants. Elle poursuivait ses recherches sur les découvertes de l'Univers, toujours à partir de la sensation et de l'expérience; et; tout en passant outre les limites étroites des tendances philosophique et rationalistes, elle déployant des efforts rationnels en vue de coordonner les phénomènes, de les replacer dans des cadres normatifs généraux et de découvrir les liens et les relations qui existent entre eux.

  Parallèlement, l'influence philosophique et rationnelle des tendances extrémistes s'est réduite, même au niveau des doctrines philosophiques matérialistes. Ainsi, la philosophie matérialiste moderne représentée par les matérialiste -dialecticiens, refuse franchement toutes ces tendances et s'arroge le droit d'outrepasser le cadre de la sensation et de l'expérience qui constitue la première phase par quoi le savant commence sa recherche, ainsi que celui de la seconde phase par laquelle, il achève cette recherche, afin de pouvoir comparer les différentes données de la science, de leur donner une interprétation théorique générale et de déterminer les liens et les relations éventuels qui existent entre elles.

  Lorsque le matérialisme dialectique, dernier héritier du matérialisme dans l'histoire, a abouti à une interprétation globale de l'Univers dans un cadre dialectique, il est devenu lui-même, métaphysique selon le point de vue des tendances sensualistes extrémistes.

  Cela signifie que le matérialisme et le théisme s'accordent pour dépasser le cadre de la sensation (que les tendances matérialistes extrémistes affirmaient pourtant qu'il ne faut pas franchir ) et qu'il serait admis désormais que la connaissance passe par deux phases, celle de la ressemblance des données de la sensation et de l'expérience, et celle de l'interprétation théorique et rationnelle d ces données.

  Mais ce qui sépare le théisme du matérialisme, c'est le type de l'interprétation qu'il faut déduire des différentes données de la science eu terme de la deuxième phase. Alors que le matérialismes propose une interprétation qui renie l'existence d'un Créateur avisé, le théisme pense que ces données ne peuvent être convaincantes que si elles admettent l'existence d'un Créateur Avisé.

  Nous allons à présent exposer deux types de démonstration de l'existence du Créateur Avisé. Chacune d'elles incarne les données de la sensation et de l'expérience d'une part, l'organisation rationnelle de ces données en vue d'en déduire l'existence d'un Créateur Avisé de cet Univers, d'autres part.

  Nous appelons la première démonstration, scientifique (inductive), la seconde démonstration, philosophique.

  Avant de commencer par le première démonstration, c'est-à-dire la démonstration scientifique, il convient tout d'abord, de la définir.

  La démonstration scientifique est toutes démonstration basée sur la sensation et l'expérience et suivant la méthode du raisonnement inductif fondée sur le calcul des probabilités.

  C'est donc cette méthode du raisonnement inductif fondé sur le calcul des probabilités, que nous allons adopter comme méthode de démonstration scientifique en vue de prouver l'existence du Créateur(3). C'est pourquoi nous appellerons la démonstration scientifique de l'existence du Créateur : démonstration inductive.


(1) il s'agit probablement de la loi selon laquelle:"les carrés est temps des révolutions planétaires sont proportionnels aux cubes des axes des orbites" ( Petit Larousse illustré, 1979, Partie historique, Article: Kepler, p. 1454) N.D.T. (retour)

( * ) N.D.T. ( retour )

( * ) Laylat al-Qadar, jour sacré des musulmans. ( retour )

( ** )dize = mot qui n'a aucun sens, inventé par l'auteur pour sysmboliser un non-sens. N.D.T. ( retour )

(2)pour plus de détails concernants la position de la logique positiviste et sa critique, voir notre ouvrage : " Fondements Logique de l'induction" p. 489. ( retour )

(3) La méthode de la démonstration, n'est pas la démonstration elle-même. Car vous pouvez démontrer que le soleil est plus grand que la lune en vous basant sur l' affirmation des savants. La méthode est ici, le fait de considérer l'affirmation des savants comme démonstration de la vérité. Vous pourriez également arguer qu'un tel va mourir rapidement en vous basant sur un rêve que vous auriez fait et dans lequel vous auriez rêvé de sa mort. La méthode, dans ce cas, est de prendre les rêves comme démonstration de la vérité. Vous pouvez enfin arguer que la Terre est un grand aimant bipolaire, ayant un pôle négatif et un pôle positif, lorsque vous remarquez qu'une aiguille aimantée, posée horizontalement oriente toujours l'une de ses deux extrémités vers le Nord, l'autre vers de Sud. La démonstration ici consiste à adopter l'expérience comme démonstration. La véracité de chaque démonstration est fondamentalement liée à la véracité de la méthode dont elle dépend.
( retour )

par ali
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